Quand je m'ennuie, je dessine

et ce n'est pas toujours réussi.
Quand je m'ennuie, je dessine

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 18:36

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 08:56

En plus le chiffre 52 est le plus laid qui soit..

En plus le chiffre 52 est le plus laid qui soit..
Hier je rêglai mon cadran à sept heures cinquante-deux. En fait, l'idée originale était de le mettre à sept heures cinquante, mais mon doigt à glissé.
Et ce matin, quand la radio s'est allumé, ma chansons préférée jouait.
À sept heures cinquante deux pile, elle commencais. Je me suis réveillée avec le début de la chanson.
Si mon doigt n'avais pas glissé, je me serais levée, et je l'aurais ratée.
Si comme d'habitude j'avais préféré le rêgler à un chiffre rond, comme cinquante-cinq, je l'aurais ratée.
Parfois le hasard fait qu'on a bien envie de penser qu'il existe.

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 09:52

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 10:04

Une histoire de moeurs

Une histoire de moeurs

Dans sa cuisine, huit heures moins cinq , Cassandre cuisine des muffins au carottes , et rajoute une poignée d'arachides , même si elle n'en met jamais d'habitude.

Frank descend dans la rue et appelle un taxi. Il n'a pas de chaussures.

Trois immeubles plus loin, Marvin se glisse hors des draps très doucement, presque sans respirer, tant il ne veut produire le moindre bruit, histoire de ne pas réveiller sa femme.Tâche plus ardue qu'il n'y paraît lorsqu'on possède un lit grincant et 10 kilos en trop.

Frank contemple ses chaussettes mouillée au fond du taxi alors qu'il murmure au chauffeur un à peine audible : ''25 December street, je vous prie.. arrêtez chez le fleuriste d'abord''

Marvin sort de l'appartement et descend dans la rue vers son stationnement habituel. Il ouvre la portière et démarre sans problème sa luxueuse Rolls, payée rubis sur l'ongle, grâce aux faramineux cachet que l'on accorde aux pharmaciens de renom, dans ce pays.

Négligeant d'enfiler les mitaine, Cassandre se brûle sur l'élément du four en enfournant la douzaine de gâteau fraîchement faîte.

Isabelle ouvre les yeux et en se retournant pour regarder l'heure sur le cadran numérique, voie sur la table de chevet le bracelet argenté si peu coquet, celui que portent les allergiques , oublié là.

Marvin passe derrière le comptoir après avoir salué Jeanne, la jolie réceptionniste, et se penche vers la pile de courrier pour la pharmacie, recue ce matin.

Isabelle se tire hors du lit .

Lorsque le chauffeur se gare devant la modeste boutique du fleuriste, Frank sort si précipitamment qu'il pose le pied en chaussette dans le repas digéré laissé là par un quelconque errant canin. Exaspéré, il porte le regard à son poignet pour voir sur sa montre la distance séparant maintenant la grande aiguille du chiffre sur lequel elle étais au moment ou Frank avait commencé à être en retard.

Marvin écarte les publicités, et commence à éplucher les missives journalières.

Cassandre , après s'être assurée que la minuterie du four était bien rêglée, passe à la salle de bain, et enfile la somptueuse robe noire toute neuve, celle qui la met tant en valeur, avant d'appliquer sur ses lèvres un peu de rouge vermeille.

Marvin classe toujours les dossiers recus par la poste par ordre alphabétique, avant de les ranger dans leurs dossiers respectifs ou ils iront attendre leurs propriétaires. Puis, en arrivant à la lettre L, il remarque sur le coin de l'enveloppe cette caractéristique estampe rouge URGENT, indiquant la nécessité de prendre conscience du contenu immédiatement. Du moins, dès qu'il aurait fini de déjeuner.

En s'accoudant au comptoir du fleuriste occupé à préparer la commande qu'il lui avait lancé à la hâte, Frank entreprit de redescendre sa manche, et se rendit soudain compte de la légèreté de son poignet, autour duquel manquait vraisemblablement à l'apel son médic-alert.

Cassandre passa autour de son doigt son alliance avant de retourner à la cuisine ou retentissait les cris stridents de la minuterie du fourneau.

Marvin commence à ouvrir l'enveloppe, dans la bouche, la dernière bouchée du délicieux chausson au pommes que lui prépare parfois la jolie Jeanne pour son déjeûner.

Cassandre débarrasse la table de la paperasse qui l'encombre, décidant sur le moment de réviser le bail du 25 December Street un soir moins important que celui là.

Frank ramasse le bouquet de roses rouges vermeille que lui tend l'asiatique et retourne prendre place dans le quatre place jaune qui l'attendais dehors , sous la promesse d'un bon pourboire.

Isabelle se déshabille puis entre dans la cabine au parois embuée de la douche.

Marvin lit avec tout l'intéret que son professionnalisme obligeait, le document plein de formalité ennuyeuses qui décrète que son client nécessite une mise à jour dans ses test d'allergies.

Cassandre pose dans l'assiette de son mari un des muffins encore fumant dont il raffole tant.

Le taxi s'immobilise devant la maison tandis que Frank vide ses poches dans les mains du chauffeur satisfait d'une course qui lui paiera une nuit en bonne compagnie.


Isabelle sort de la douche et découvre, en soulevant son peignoir de soie , rapporté d'un voyage à Hong-Kong tombé par terre, une paire de chaussure d'homme pointure 34.

Frank entre au 25 December Street et embrasse sa femme, glissant ses mains le long des courbes soyeuses de sa robe noire.

Marvin sort de son bureau et dépose au passage une tape sur la poche arrière du jeans moulant de Jeanne, et le document sur le comptoir.

Isabelle entreprend la chose la plus importante qu'il lui soit donné de faire dans une journée, et sort pour ce faire une bouteille de vernis à ongle de son tiroir de commode.

Frank dépose sur la table joliment mise le bouquet du pardon hypocrite .

Cassandre tend à son époux une des gâteaux fait pour lui, très spécialement pour lui, en fait.

-Qu'est-ce que c'est ?dit Jeanne en posant les yeux sur le dossier.Frank Leroy?
-Encore ce type allergique à mort aux arachides..dit Marvin en posant les yeux sur le décolleté .Dites-moi Jeanne, vous êtes libre ce soir?





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# Posté le lundi 07 juillet 2008 13:59

Cohérence est de mise , ou de la partie remise.

Je ne suis pas digne
Ding ding trop sonnée
Ma maladie contagieuse
qui m'a assomée
et d'un sommeil assoupie
je cesse de respirer
en apnée
juste pas née
manquer d'air
à deux pouces de la surface
foutre en l'air
à coup de douces menaces

souvenir
c'est venir
à peser le passé
balancer puis lancer
au loin tout...tout lancer, ne plus voir...
je ne vois plus..
ce qui par derrière
me saute dessus

Espérance désobligeante
pas sur la liste d'invités
une grande fête mémorable
la mise en terre d'une époque
le plein cimetière qui supplie
pas encore

Étaux, ma tête..
et tôt, la fête
déchire l'invitation
un papier d'indifférence
imprimé de déception
confettis au ciel
j'attendais cette pluie là
irriguer ce qui
avait sèché depuis


















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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 23:57

Modifié le samedi 17 janvier 2009 01:29

Tel ces joueurs qui m'énervent à brèter devant le filet, j'ai toujours sût niaiser avec la puck

Tel ces joueurs qui m'énervent à brèter devant le filet, j'ai toujours sût niaiser avec la puck
J'étais pesante.
Des milliards de kilos en trop,
des bourrelets de silence obstiné.
Obèse de penser que se taire peut libérer.
On se dit qu'à la longue, la diète feras sont effet.
Détrompez-vous, amateurs de régimes.
Le régime mesuré ment au régiment
des gens régis par la mesure
toujours plus forte, la mesure
toujours plus morte, à l'usure.
Diète silencieuse
mise en veilleuse
par un souffle de courage lésé
qui pousse en sauter dans le gouffre
avec comme corde, le mince espoir
qu'il y aie quelque part un fond.

Cerveau frontal analphabète
tente de dicter correctement
la dictée si peu corrigée
des sentiments si malveillants
articulant, à demi mot, tout ce que j'ai eu peur de dire
je balbutie de l'intérieur et tremble seulement à l'idée
d'avoir compris ce que j'ai voulu
et d'échapper, maladroitement,
un endroit trop à découvert
À parole, aveux et demi.

Le grand vertige, le beau mythe,
celui qu'on rencontre au pied de la montagne
et qui vu du sommet
n'est plus qu'un banal frisson
invivable devient supportable
hésitation maintenant un réflexe
un alpiniste qui se rend compte
qu'il a de l'oxygène en bouteille.
La prochaine fois,il saura
qu'entre le haut et le bas
il ne risque pas de manquer d'air

(ici viens un autre paragraphe venant donner un peu de sens aux autres
malheureusement trop mauvais pour être lu et trop fatiguée l'auteure pour le réécrire)

À veiller, endormis, devant la porte de l'intimité
intimant au temps timoré
d'aller glisser sur d'autre lieux
Vieillissant sur son passage
paysages et bourrées banlieues
Peuplées banlieues
peuple et bon Dieu

Fini de voir, tel un voyeur
la vraie danse a travers une fenêtre
tentant de juger si oui ou pas
je saurai danser ces pas là
j'entre et même sans frapper
au pire aller, je ressortirai.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 05:09

Modifié le lundi 07 juillet 2008 14:10